Maintenant je vis.
L’odeur du sable après la première pluie me ranime.
Les gouttes glissent comme des souvenirs
sur la vitre du monde.
Le tonnerre gronde au loin,
il déchire le ciel,
et dans sa blessure, la lumière s’infiltre..
Le feu murmure dans la cheminée,
une bougie pleure lentement sa lumière,
et dans cette lente agonie de cire,
je retrouve la paix.
Chaque crépitement, chaque souffle,
me parle d’un temps suspendu
où rien n’était à prouver,
seulement à sentir.
La musique s’élève,
éternelle, apaisante,
comme si le silence lui-même
avait décidé de chanter.
Et moi,
je respire.
Je redeviens ce que j’ai toujours été :
un être fait de pluie, de sable et de feu
(Benhissoune Abdelkrim)
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