C’est là où je renais,
là où le temps se défait entre les pierres,
où l’eau s’invente des chemins neufs
et lave les pensées qui s’attardent.
Le vent glisse sur ma peau,
le chant des oiseaux se mêle à ma respiration,
et tout devient juste,
comme si la vie me reconnaissait enfin.
Je ferme les yeux,
le monde se tait,
il n’y a plus que le murmure de l’eau,
et cette lumière verte
qui traverse les feuilles pour venir me toucher.
Je ne cherche plus rien.
Je ne fuis plus rien.
Je suis la mousse,
le courant,
et le silence entre deux battements d’ailes.
C’est là où je renais,
dans le calme immense
de ce qui ne veut rien prouver.
Benhissoune Abdelkrim