C’est là que je t’attendais

C’est là que je t’attendais,
à chaque coucher du soleil.
Je restais jusqu’au dernier souffle,
jusqu’à la dernière lueur.

Je repartais sans toi,
mais ton amour, lui, grandissait,
silencieux, fidèle,
comme la mer qui revient toujours.

C’est là que je me tenais,
immobile,
de peur d’effrayer la brise
qui t’aurait peut-être ramenée.

Et ce bâton, planté dans le sable,
en est le témoin.
Il sait tout —
mes silences, mes attentes,
et ce nom que je n’ai jamais cessé de murmurer

Benhissoune Abdelkrim

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